Sept jours à Glazoué pour se désaltérer ensemble
Du 25 au 31 août 2026, quarante-cinq personnes handicapées visuelles venues de tout le Bénin se sont retrouvées à Glazoué pour le camp-retraite de l'ONG Bartimée. Retour sur une semaine de prière, d'enseignements, de chants et de rencontres.
Ils sont venus d'un peu partout au Bénin (Cotonou, Abomey-Calavi, Abomey,xxxx ). Quarante-cinq personnes handicapées visuelles, un seul lieu : la Résidence des Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, à Glazoué. Autour d'elles, des guides bénévoles et une équipe d'encadrement, mobilisés pour que chaque déplacement, chaque activité et chaque moment de la semaine se vivent sans obstacle.
Ouverture du camp
Le Camp 2026 a été officiellement ouvert par le Maire de la Commune de Glazoué, M. Dieudonné AGBAKA, lors d'une cérémonie tenue le mardi 25 août 2026, jour d'arrivée des participants sur le lieu d'accueil.
La cérémonie a réunien plus du Directeur Exécutif de l’ONG Bartimée, le chef du village de Gomè ainsi que des institutions déconcentrées de l'État, telles que la Direction Départementale de la Famille et de l'Action Sociale des Collines et le Guichet Unique de Protection Sociale de Glazoué.
Une parole comme fil conducteur
« Donne-moi à boire. » Cette invitation a donné le thème général du camp. Tout au long de la semaine les enseignements ont découlé de cette parole rythmant les journées entre prière du matin, temps de partage, tâches quotidiennes, etc. Un second thème, plus concret, a également été abordé : comment gérer sa vie amoureuse pour un meilleur équilibre personnel et social. Une question qui interpelle chacun, handicap ou sans pas.
Le jeudi a été consacré au jeûne et à la prière. Le vendredi, un temps d'adoration a ouvert la voie à un échange-débat sur le handicap, offrant ainsi à chacun l’opportunité de s’exprimer, de s’interroger et de s’écouter.
Quand le camp sort de ses murs
Un camp Bartimée ne confine pas derrière un portail. Le mercredi, les participants sont allés au grand marché de Glazoué pour une séance de sensibilisation, au cœur du bruit, des étals et de la foule. Le même jour, l'ABMS est venue animer une communication sur les IST, accompagnée d'un dépistage gratuit du VIH/SIDA.
Le dimanche, la sensibilisation s'est poursuivie dans quatre lieux de culte de la ville : l'église catholique Saint-Joseph, l'église catholique Saint-Antoine de Padoue, l'église évangélique des Assemblées de Dieu Centrale et celle de Zongo. Quatre communautés, quatre occasions de rencontrer les habitants de Glazoué et de leur parler du handicap visuel.
Et pour respirer ?
Parce qu'un bon camp laisse aussi de la place au souffle, des classes de chant, des jeux, une soirée récréative et une sortie détente sur les collines de Sokponta ont été organisés. Là-haut, loin des salles de conférence, le groupe a pu simplement être ensemble.
Après le départ
Le lundi 31 août, un dernier bilan et un ultime départ repas ont précédé le départ. Mais une semaine comme celle-ci ne s'arrête pas au portail de la résidence. Elle se prolonge dans dans chaque participant qui rentre chez lui, dans chaque guide qui a marché à côté d'un autre, dans chaque personne croisée au marché, à la messe et au culte qui, et qui peut-être, ce jour-là, a regardé le handicap autrement.
Merci aux Sœurs qui nous ont accueillis, aux guides bénévoles, à l'équipe d'encadrement, à l'ABMS, à chacun des participants et à tous ceux qui ont soutenu le camp d’une manière ou d’une autre.
